Pour ce nouveau week-end, mes kidnappeurs ne me laissent d'autres choix que de les rejoindre au milieu de leur périple nippon pour leur servir de guide. Par un hasard contrôlé, ils se rendent sur la côte est de Shikoku qui n'est qu'à quelques heures de bus d'Osaka. Malgré une organisation très approximative (un mail sans réponse la veille), on réussit à se retrouver à Tokushima samedi matin. Une fois est coutume, j'ai une bonne heure de retard, mais je défie quiconque de trouver du premier coup la gare des bus JR pour Shikoku ... Il faut rentrer dans un hôtel, marcher un long couloir, prendre l'ascenseur jusqu'au 5ème pour atterrir dans une cour intérieure qui sert de gare routière ! Hasard (mal)heureux, ils sont à la bourre aussi, donc on se retrouve sans trop de difficultés.
11 juil. 2009
Au calme à Shikoku (part I : Dansons à Tokushima)
10 juil. 2009
Assure Ponyo, prête moi ton blog
J'aidu sous la torturegénéreusement accepté de mettre mon blog à disposition des deux jeunesdéfavoriséshéros issus des quartiers nords de Boulouris afin de leur permettre, eux aussi, de partager leur aventures dans ce fabuleux pays qu'est le Japon. Les semaines à venir seront donc le théâtre d'une probabledériveamélioration de la qualité éditoriale de ce blog. Je remercie chaleureusement tous mes lecteurs pour leur indulgence envers une prose dont lavacuitéqualité intellectuelle, siincommodantechanmé soit elle, ne devrait pas entacherl'authenticité et l'émotionle kiff que les jeunes blogueurs s'efforceront de véhiculer à travers leurs témoignages.

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8 juil. 2009
Le vrai Japon : les pervers du métro
Voila un petit moment que je voulais lancer une série d'articles sur des petits détails de la vie quotidienne au Japon. Ce sont pour la plupart des choses auxquelles je me suis complétement habitué et qui font maintenant partie du décor. Mais parce qu'elles ont surpris le petit occidental que je suis à mon arrivée, j'ai décidé de partager ici quelques bribes du vrai Japon.
Le métro justement, parlons en. Pendant les périodes de forte affluence (vers 9h et 18h), une rame entière est réservée aux femmes dans chaque métro ou train de la ville. La raison est simple : face à la recrudescence du nombre de pervers, profitant de la promiscuité pour laisser libre cours à l'expression de leurs mains balladeuses, la ville a décidé de séparer les sexes. Le pervers a typiquement la trentaine, et sa victime est bien souvent une adolescente en uniforme scolaire (cad en minijupe). Il faut savoir qu'un pervers risque jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et 50.000 ¥ d'amende.
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6 juil. 2009
Fukukaka
À la Ponyo School of Journalism, on vous apprend à tirer moultes informations de votre environnement. Au vu des regards inquisiteurs des High School Girls grimpant les escalators, aucun doute n'est permis : ils m'ont mis dans un Sac Louis Vuitton dernière génération. Insertion dans un métro bondé, gueules grandes ouvertes et bâillements continus : signes révélateurs du lundi matin. La Boulouris Connection va s'en prendre à Fukuoka, capitale de l'île de
Kyushu. À 3h de Shinkansen d'Osaka, même la plus puissante Subaru des autorités nippones n'a pu tenir l'allure. Pour leur premier Hold-Up, les malfrats sont bien renseignés : depuis quelques années, la ville s'est révélée être un centre stratégique des échanges internationaux avec le reste de l'Asie.
La population locale n'est pas dupe : la métropole est déserte. Éviter tout dérapage, vraisemblablement. Mais les mercenaires ne sont plus des Gaijin, et les fines vibrations sous terraines atteignent rapidement leurs sandales Havaianas : l'autochtone se protège de son pire ennemi, le Soleil. Au premier accès B1, on pénètre dans l'artère principale où le commerce bat son plein.
Impression de déjà vu : Vie de France et Mos Burger se battent pour caféiner l'habitant, tandis que Bourrée et Un Dix Corps tentent vainement de vendre leurs tops et autres robes soi-disant importées de Pahrys. Au diable le shopping, les canailles veulent de la bière. Ni une ni deux, nous traversons l'allée, direction le no man's land et ses éternels bouffées de chaleur.
Mais que vois-je ! La Marina japonaise ! Quais infinis, ferrys, odeur de Hotate, soleil plombant, tout y est. On envahit la plage, déserte bien évidemment. Baignade ? Quenini, rétorque Man, armé d'un bâton de samouraï avec, à son bout, une méduse de la taille d'un Tachi. "Vas-y, pff...", rétorque Jon, habitué des onomatopées racaillistiques.
Ces bandits semblent s'être fixés le but bien étrange de marcher 20 km par jour. Ils n'ont aucune notion des distances, et moi, je suinte dans ce sac de cuir.
Vous l'aurez compris, Fukuoka, c'est la cité idéale pour vendre des produits structurés aux Coréens. La crapule-touriste, elle, ne trouvera sa source d'adréline qu'à un seul endroit : le JR retour...
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5 juil. 2009
BBQ & Aquarium
J'approche dangereusement les 3 semaines de retard sur mes billets, il est peut être temps de commencer à courir derrière le wagon si je veux le rattraper un jour ! Désolé pour la rafale d'articles qui va arriver...
1 juil. 2009
Fugitifs Raphaëlois : le Japon passe au niveau d'alerte 5

Après la prise d'assaut d'Osaka et de ses environs par deux jeunes Raphaëlois mardi soir, le ministère de l'intérieur japonais vient de décréter officiellement le passage au niveau d'alerte 5. Les deux malfrats, que la presse nipponne surnomme déjà la "Boulouris Connection", auraient été aperçus a l'aéroport de Kansai International en provenance de Seoul Incheon et son espace lounge de luxe. Les bandits auraient selon toute vraisemblance tenté de détourner l'avion vers le mont Fuji, menaçant l'équipage avec du foie gras périmé. Faute de carburant, ils auraient été condamnés à un atterrissage forcé à l'aéroport d'Osaka avec une heure de retard sur l'horaire prévue. Les deux terroristes auraient eu le temps de prévenir un de leur complice sur place, qui serait lui aussi arrivé avec une bonne heure de retard sur les lieux, muni de trois skateboards pour faciliter la fuite. A leur arrivée, les deux malfaiteurs ont réussi à passer inaperçus, déguisés en touristes néozélandais avec tong jaunes et short à pois multicolores.
Interrogé sur cette affaire, le commissaire Kawamoto ne cache pas son inquiétude : " il est clair que nous n'avons pas affaire à des amateurs. Au vu de leur préparation minutieuse, les deux malfrats ont la ferme intention de retourner le Japon, et d'en extraire la substantifique moelle. J'appelle donc tous les habitants d'Osaka et de ses environs, de Nara à Kobe en passant par Kyoto, à la plus grande vigilance "24 juin 2009
Douce France ...
Lundi dernier, j'ai eu le plaisir et l'honneur d'animer un séminaire sur ........ (roulement de tambour) ........ la France ! Rien que ça ! J'avais carte blanche pour 1h, la seule condition était de rentrer dans la thématique. Pas très difficile me direz vous avec une thématique aussi large.
Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter ? 1h ça parait très long, mais c'est aussi très peu pour narrer la belle histoire de notre pays. Devant l'impossibilité de parler de tout, j'ai finalement décidé de leur raconter ma France, celle du jeune sudiste exilé de la Côte d'Azur pour faire une grande école dans le Nord. Le tout assaisonné de quelques clichés sélectionnés avec soin : un zeste de Gustave Eiffel par ci, quelques dés de Brigitte Bardot par là, le tout dilué dans un bon verre de Bordeaux. Si vous voulez goûter mon plat, mes slides sont dispos ici :
Seul bémol, c'était un de ces fameux lundis où le tiers du département prend son jour de congé. Mon public était donc un peu plus mince que prévu, une vingtaine de personnes au final. Bizarre, pour commencer le séminaire, ils se mettent à chanter en chœur une chanson du genre de celle qu'on apprend en cours d'anglais au CE1 : Kikimasho, Let's listen ! Hanashimasho, Let's speak ! Utaimasho, let's sing ! etc ... leitmotiv que j'interprète comme : "Bon les gars le petit français va nous envoyer plein d'anglais dans la gueule, mais on va encaisser comme des hommes"
Soit. Au bout d'une heure pile (ça c'est du timing), mon speech touche à sa fin. Bilan : c'était plutôt fun, je crois bien qu'ils ont apprécié ma recette. Je n'en ai vu aucun dormir, et ça c'est déjà une grande victoire (d'habitude la moitié s'endort au milieu des séminaires). Plusieurs d'entre eux ont même pris leur courage à deux mains pour poser des questions dans la langue de Shakespeare, cette fameuse langue qui donne des boutons à nos amis japonais.
Bref un petit moment fort sympathique, qui n'avait certes pas grand chose à voir avec le boulot, mais qui a été bénéfique pour tout le monde, à commencer par moi. Au passage je tiens à prévenir la mairie de Saint Raphaël qu'avec la pub que je viens de leur faire, il ne faudra pas s'étonner si on voit débarquer une colonie japonaise sur la côte cet été :D
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21 juin 2009
Bonne fête papounet !
Alors qu'en France on commence à hésiter entre groupe de Jazz en bord de mer, groupe de rock sur la place du village ou DJ en boîte pour fêter dignement la musique en ce premier jour d'été, ici au Japon on fête les Papas ! Alors j'en profite pour faire des gros bisous à mon Padre adoré ! (c'est aussi l'occasion de voir si tu lis vraiment mon blog hihi...).
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20 juin 2009
Dans les eaux d'Arashiyama
Sur l'initiative de Shililou, fournisseur officiel de bonheur pour masses populaires, l'équipe au grand complet a rendez vous avec la rivière d'Arashiyama pour une aprem rafting !
Après un déjeuner venteux sur les cimes de la gare de Kyoto, entre un Shinkansen et une cérémonie de mariage (oui on se marie dans les gares au Japon), direction les montagnes d'Arashiyama.
Le staff de TomSoya est jeune et cool, on a un peu le temps de papoter en attendant les retardataires. Après avoir enfilé nos combis, tous à la flotte ! On est assez pour remplir deux bateaux, S. remporte le suffrage féminin et se retrouve donc seul homme à bord pour lutter contre le bateau des pirates Mikan ... La descente nous prend 2 bonnes heures, rythmées de rapides 'Jurassic park', de cris de guerre, de batailles d'eau, de baignades au soleil et de sauts de falaises (enfin falaises ... disons que caillou surplombant la rivière serait plus approprié)
Bon j'avoue que si on est à la recherche de sensations extrêmes, mieux vaut passer son chemin ... La rivière est assez calme, particulièrement aujourd'hui. Mais pour le reste le coin est vraiment idyllique, les paysages sont superbes au cœur cette grande forêt où une rivière et un petit train de campagne peinent à se frayer un chemin. L'eau est bonne, les oiseaux gazouillent, l'homme et la forêt chantent leur bonheur à l'unisson (???). Dommage que les singes nous aient snobé !


Voila fin du parcours ! Pratique, il y a un arrêt de train juste en bas de la rivière pour nous ramener au point de départ. Fin de journée, les plus courageux (c'est à dire tout le monde sauf Popeye) vont récupérer des forces dans un resto à Okonomiyaki vers Kyobashi. La panse pleine, le gosier bien arrosé, le muscle saillant et le poil soyeux, chacun rentre chez soi pour une bonne nuit bien méritée ;D

18 juin 2009
A nous le japonais !
Juste un petit billet pour dire que grâce à S., j'ai maintenant des cours de japonais gratuits tous les jeudis soirs ! SUGOIIII !!! On lui a en effet parlé d'une école primaire à Imazato (à 10 min à pied du dortoir), où des retraités volontaires dispensent des cours du soir aux étrangers. En arrivant, pas un seul étranger à l'horizon ! On a du se tromper, ça ressemble plus à l'amicale des retraités bridgeurs d'Imazato. Mais en fait, en regardant de plus près, des élèves coréens, indonésiens et chinois se sont subtilement glissés dans le décor ... les ptits malins.
Les cours sont vraiment sympas, ce sont presque des cours particuliers (1 prof pour 2-3 élèves en moyenne), les profs sont pas des pros mais pour des débutants comme nous, c'est vraiment parfait. Le japonais par des japonais, juste pour le plaisir :D
Pour les intéressés qui tomberaient par miracle sur cette page, voila comment y accéder :
3-2-62 imazato nishi higashinari-ku, Osaka
Tel : 06-6972-3872
Agrandir la carte Free Japanese Lessons Osaka, Imazato
Vous cherchez la même chose mais vous n'habitez pas du tout dans le coin ? Allez jeter un coup d'oeil sur ce site. A nous le Japonais !
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17 juin 2009
Et le taf dans tout ça ?
Aujourd'hui je vais vous parler un peu de travail. Pas du mien, parce que ça tout le monde s'en f***, mais plutôt de l'entreprise au Japon. J'ai la chance de travailler dans une des plus grosses entreprises japonaises, qui reflète à mon avis plutôt bien le monde professionnel nippon en général.
Je suis bien sûr arrivé avec ma casquette d'européen bien enfoncée sur le crâne, très curieux de savoir comment on s'organise ici, et surtout avec la ferme intention de démystifier la légende du japonais qui sort une Wii par mois et une voiture par minute, le tout sans se suicider à la fin (ou pas toujours en tout cas ...)
Alors comment font ils pour être aussi productifs ? Sont-ils plus efficaces ? Après un mois passé ici, "efficace" n'est pas le premier qualificatif qui me vient à l'esprit. Ils ne le sont ni plus ni moins que nous (bon d'accord mon voisin de bureau est sur le même Powerpoint depuis 2 mois, mais on en connaît tous des comme ça en France ... et il en est à la diapo 72 quand même).
Alors quel est leur secret ? D'après ce que je vois ici, les japonais semblent miser plus sur la quantité que sur la qualité. Déjà il sont beaucoup (désolé, mais ça c'est une vraie idée reçue). Ils sont surtout prêt à passer la moitié de leur vie au bureau s'il le faut. Amis français, prenez en de la graine, LES JAPONAIS AIMENT TRAVAILLER. Officiellement, la journée commence à 8h50 et se termine à 17h30, mais la plupart de mes collègues arrive entre 7h et 8h, et repart vers 19h30 (ça va même souvent jusqu'à 21h). L'autre jour, je me suis réveillé à 3h30 pour voir la finale de la Champion's League dans le hall du dortoir.
Et la sur qui je tombe ? La femme qui nous prépare le ptit dej, pépère, en train de laver les tables. Mais qu'est ce que tu fous là ma ptite vieille ?!? (je rappelle que seulement 2 personnes prennent leur ptit dej dans le dortoir, à savoir S. et moi-même, et qu'on le prend à 7h).
Mais pourquoi donc se tuent-ils à la tâche avec autant de plaisir ? La première raison, tout à fait compréhensible pour nous autres occidentaux, c'est la rémunération avantageuse des heures sup. Ok. Mais voila, les heures sup ne sont payées que jusqu'à 19h30, pas après. Il y a donc autre chose. Peut être, me direz vous, que les jeunes s'investissent autant dans l'espoir de monter plus vite ? Non plus, puisqu'au Japon la progression n'est quasiment basée que sur l'ancienneté (et on commence toujours en bas de l'échelle, QUELQUE SOIT LE DIPLOME). La vraie raison est qu'ils ont ça dans le sang. L'entreprise est comme une deuxième famille ici. Quand on se présente à quelqu'un, on évoque inflexiblement son entreprise et son poste avant de donner sa carte de visite (j'en ai déjà 18 après un gros mois passé ici). Ici il n'est pas rare de se faire embarquer dans des nomikai (afterwork entre collègues) pour aller manger et picoler. Néanmoins, j'ai le sentiment d'être arrivé dans un période de transition, où l'influence occidentale commence peu à peu à faire bouger les lignes. Mais ça reste à peine palpable. On sent certaines fois que les japonais sont un peu prisonniers de leur propres codes sociaux. Si vous saviez l'importance qu'ils accordent aux apparences ! Ici, il faut toujours avoir l'air occupé. Et il faut surtout ne pas se faire remarquer. Les autres arrivent à 7h au boulot ? Je fais pareil. Les autres mettent un costard ? J'en mets un. Les autres ne donnent pas leur avis ? Alors je me tais aussi. Alors que chez nous on se bat pour être différent, ici on se bat pour être comme les autres.
Voila j'espère vous avoir avoir un peu éclairé sur le fond. On m'a conseillé de lire "Stupeur et tremblements" d'Amélie Nothomb, qui traite justement du fonctionnement de l'entreprise au Japon et des différences abyssales avec les entreprises occidentales. Il paraît que c'est très caricatural, j'essaierai de me le procurer en français et de vous faire un petit retour pour voir si, oui ou non, la réalité rejoint selon moi la fiction.
J'aime bien :
- les petites musiques qui viennent égayer la journée, surtout celle de 15h.
- les horaires (début 8h50, fin 17h30, mais c'est que pour nous les stagiaires)
- le campus Panasonic, vraiment grand, avec cafét', petit parc, musée, gymnase, terrain de foot, de tennis, salle de muscu, ...
- la bouffe du midi, plutôt bonne et pas chère
- la liberté de mouvement (ici on se gère totalement, du moment que le travail est fait)
- l'ardoise pour savoir qui est parti où et pour combien de temps
- les discours de chacun des membres après le déjeuner, même si je comprends rien
- les picnics entre étrangers les jours de beau temps
- les Panaboards quand ils veulent bien marcher (grands tableaux Velleda avec scanner et imprimante intégrés, assez stylé)
- ...
- la minute "prière" chaque lundi midi, sorte de rappel de l'éthique d'entreprise, qui de mon point de vue fait un peu secte (mais ça n'engage que moi)
- le repas midi éclair (sonnerie à 11h45, tout le monde rentré au bureau à 12h10, soit 15 min maximum de repas effectif)
- les réunions mensuelles sur la sécurité ou autres, franchement inutiles
- les brainstorming de S. (:D)
- ...
14 juin 2009
Kuraimingu
D'un dimanche à l'autre sans passer par la case départ ! Pas de post cette semaine, faut dire qu'il ne s'est rien passé d'extraordinaire ... si ce n'est mon anniversaire :D
Mais surtout un dimanche sportif comme je les aime ! Rencard cet aprem avec 2 collègues du taf, un français (Shililou) et une japonaise (Popeye), pour aller faire du クライミング , Kuraimingu dans un centre spécialisé. Kézako ? Pour deviner, essayez de prononcer "Kuraimingu" assez vite. Nan toujours pas ? Ce n'est rien d'autre que "Climbing", l'escalade, prononcé à la japonaise !
Shililou est un habitué, mais c'est une grande première pour Popeye et moi-même (certes j'ai déjà fait une via ferrata dans ma jeunesse, mais c'est pas tout à fait la même chose). L'endroit n'est pas immense mais super sympa, les gens ont l'air de tous se connaître, et il y en a vraiment pour tous les niveaux et les goûts. Ca tombe bien parce que je suis plutôt extrêmement mauvais. Technique approximative, mauvaises positions, je dépasse pas 2m de haut, bref une vraie quiche lorraine (pardon je sais qu'il y a des lorrains qui me lisent). Bilan sportif : des grosses ampoules sur les mains et des dorsaux qui ont doublé de volume. Voila quelques clichés, le reste est disponible, comme d'habitude, sur ma photothèque.
Pour récupérer, on va se poser au bord
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7 juin 2009
Un dimanche en famille
Ce dimanche, j'avais à nouveau rencard avec ma famille japonaise préférée, les Nagaoka. Aujourd'hui, ils m'invitent à assister à un petit festival sportif auquel toutes les familles du quartier viennent participer. Après m'avoir (encore!) invité à déjeuner, Yo. et Yu. m'emmènent sur le terrain (le même que la dernière fois pour le tournoi de Baseball). A peine arrivé, deux organisatrices me sautent dessus et m'invitent à aller participer au premier jeu. Plusieurs équipes d'une dizaine de gosses doivent sauter à la corde en même temps, l'équipe qui tient le plus longtemps gagne. Je dois donc, avec un autre père de famille, faire tourner la corde correctement le plus longtemps possible. Je sais ça paraît simple dit comme ça, mais en fait on rencontre des petits problèmes de synchronisation. On arrive pas à passer le premier tour de corde, on finit 3 fois dernier, c'est la lose intégrale ... Tant pis, on se rattrapera au prochain jeu !
Arrive la fin de journée, dernier jeu sous forme de quizz. Deux enclos sont formés, un animateur pose des questions, et on doit se placer dans le bon camp en fonction de la réponse, Vrai ou Faux. Si on a bon on reste, sinon on est éliminé. Au début on est une bonne cinquantaine, et très vite il n'en reste que 5 et .... je suis dedans ! Moi qui ne comprends pas un traître mot de japonais, je finis 5ème ... Appelez ça comme vous voudrez, moi j'appelle ça du talent ;D
Ensuite, il me proposent d'aller voir leur cousin, qui habite "une grande maison en dehors de la ville". Quand on vous dit ça en France, on s'attend à une villa avec piscine. Mais au Japon, ça veut dire T3 avec parking. Effectivement, comparé à celles que j'ai pu visiter, leur maison est très jolie, très branchée Muji (le IKEA japonais). Leur cousine parle pas mal anglais, et a étudié le français pendant un an, donc profite de mon passage pour évaluer ses restes ... On papote, on prend le thé, on joue à la Wii ... Bref on vit à la japonaise quoi !
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6 juin 2009
Du judaïsme au Japon (suite et fin)
... "Shabbat Shalom" .
A en croire Daniel, elle vit au 2ème étage et ne sort jamais de chez elle, et personne ne la fréquente si ce n'est pour la nourrir. Le plus fou, c'est que le rez de chaussée a été transformé en musée ! Tous les jours, des gens viennent visiter sa maison pendant qu'elle "vit" au dessus ! Je me demande même si elle est au courant que sa maison est un musée ...En rentrant, Daniel me présente les autres membres de la communauté venus passer le week end. Au dessus de la synagogue, il y a des appartements pour accueillir ceux qui viennent de loin. Ils sont tous israéliens d'origine, 25-30 d'age moyen, et vivent à Kobe, Kyoto, Osaka ou encore Nara. Comme vous pourrez le voir sur les photos, la synagogue est plutôt jolie,
18h52, fin de Shabbat, vient bientôt l'heure de se séparer. Ben me donne sa carte et me prie de rester en contact (venant du CEO d'une star-up internet qui vit à New York, ça ne se refuse pas). Les autres m'invitent à venir le plus souvent possible. Pourquoi pas la semaine prochaine, puisque la synagogue accueille un grand évènement : une Bar Mitsvah. Juste à titre informatif, la région n'a pas connu de Bar Mitsvah depuis 1992.
Voila that's all folks ! Si vous voulez plus d'info sur la synagogue Ohel Shelomo, vous trouverez ici un autre regard sur cette même expérience. A bientôt pour les prochaines aventures de Rabbi Ponyo :D !!!
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Du judaïsme au Japon
Allez, au moins avec un article comme ça, je suis à peu près sûr de ne pas répéter ce que vous trouverez dans les 267 autres blogs liés au Japon...


Venons en maintenant au Judaisme au Japon. Après avoir successivement tapé "synagogue Osaka", "synagogue Kansai", puis "synagogue Japon"sur Google, j'obtiens un semblant de réponse. La synagogue la plus proche se trouverait à Kobe, terre d'accueil des civilisations occidentales. Au passage, vous trouverez ici la narration de ma première virée à Kobe. Je trouve facilement la fameuse synagogue Ohel Shelomo

La synagogue Ohel Shelomo, Kobe , en plein coeur de Kitano-cho. D'allure plutôt modeste, elle a surtout l'air très vide. J'essaie de rentrer, mais il n'y a visiblement personne. Après ma visite du jardin Sorakuen, je retente ma chance, mais en vain. Je rappelle que nous sommes Samedi, jour du Shabbat, autrement dit le seul jour où je suis à peu près sur de trouver un être vivant ici. Mais la fatigue et la chaleur ont vite raison de mon acharnement. Je traverse à nouveau la rue Kitano (et non pas la rue Kétanou) direction la maison, quand je tombe nez à nez avec une belle brochette dont l'allure ne laisse pas de place au doute : la barbe et la kippa pour l'un, le costume noir et la casquette de baseball pour l'autre. "Shabbat Shalom" ...
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Kobe la cosmopolite
Ce samedi, cap sur Kobe moussaillons ! Je me sens d'humeur à aller brouter avec les boeufs qui boivent de la bière et se font masser en écoutant du Johannes Brahms. A moins qu'un tremblement de terre ne vienne gâcher la fête. Voila c'est fait, les deux gros clichés ayant été cités, passons au vrai Kobe.Arrivé vers midi à la gare de Sannomiya, il ne me faut pas plus de 2 min pour trouver un point touriste et une carte de la ville (+1 pour la mairie de Kobe :D) La ville est grosso modo coupée en deux par
le tremblement de terre la ligne de train régionale : le Nord et son quartier européen Kitano, et le Sud avec son fameux port et ses commerces. Passé touriste professionnel depuis peu, je décide de me limiter aujourd'hui au Nord.
Kobe est très certainement la ville la moins japonaise qu'il m'ait été donné de visiter ici. Elle fut pourtant brièvement la capitale du Japon (pour ceux qui suivent depuis le début, ce n'est que la 4ème après Kyoto, Nara et maintenant Tokyo). Elle fut la première à s'adonner au commerce international en ouvrant son port au pays de l'ouest au début du siècle. Kobe compte aujourd"hui près de 50.000 étrangers et pas moins de 100 nationalités différentes, avec une majorité visible d'européens, d'indiens, de chinois et de coréens (bon d'accord les majorités chinoise et coréenne sont moins visibles je vous l'accorde). Et on s'en rend très vite compte en flânant dans le quartier de Kitano. Kitano-Cho, c'est un peu le Beverly Hills de Kobe. C'est sur cette colline que les riches armateurs négociants ont fait construire au XIXème des résidences de luxe à l'européenne. Pour les japonais, ce quartier représente le comble de l'exotisme. Moi je me sens à la maison ... Une fois n'est pas coutume, les japonais se sont emparés de cette spécificité européenne avec le tact qu'on leur connait, à savoir des drapeaux français et anglais tous les 3 mètres, un restaurant sur deux qui se prétend haute gastronomie française et une ribambelle de franponais. Quoi je ne vous ai pas encore parlé du franponais ? Aie je commence à être sérieusement à la bourre sur mon blog ! Note perso : prochain billet spécial sur le franponais et l'engrish.
La Kitano street est la rue la plus emblématique de cette invasion occidentale, illustrée par l'ancienne ambassade du Panama ou encore la Ben's House. Ben était un vieux chasseur anglais qui a accepté d'ouvrir son ancienne demeure au public, médusé devant sa cheminée, sa chaise à bascule et sont tapis en peau de tigre. Mais malgré tous mes récents progrès dans la langue de Yoko Ono, je ne parviens pas à négocier le prix d'entrée. Tant pis Ben, une autre fois peut être ...
Next target : le jardin Sorakuen ! Kobe a tout de même réussi à conserver une once de sa propre culture. Le jardin faisait partie de la demeure de Kodera Kenkichi, ancien maire de Kobe. Ouvert au public en 1941, il ne reste plus que le jardin, sa maison ayant été détruite pendant la guerre, ainsi que la maison d'un certain Mr Hassam, un commerçant indien dont l'opportunisme l'a conduit dans les hautes sphères de l'intelligentsia locale. Bref, encore un magnifique jardin qui vient embellir ma merveilleuse collection. Bonne visite :D
C'est tout pour cette première partie ! Programme du prochain épisode à Kobe : le port, Chinatown, les restes du tremblement de terre, le Arima-onsen, et sûrement un peu de shopping à Harborland. Car comme disent les japonais à propos de la mode : "If you can't go to Paris, go to Kobe". Moué.
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2 juin 2009
Entre Gaijin
"Merde ce serait pas un gaijin droit devant ? ou alors c'est une de ces teintures rousses débiles dignes des apprentis yakuzas qui squattent Dontonbori ? Merde, c'est un gaijin! je fais quoi, je l'ignore ? je souris ? je dis bonjour ? nan il va avoir l'impression que je suis le petit nouveau qui vient juste d'arriver, alors que ... bon c'est vrai que je suis le petit nouveau qui vient juste d'arriver. Bon allez détends toi, lâche un petit sourire en coin. Ou alors fais comme si tu l'avais pas vu. Pourquoi il regarde partout SAUF vers moi ??? Merde alors il est dans la même galère que moi c'est ça ? Bon sors ton téléphone, fais style de chercher un truc. Regarde par terre cette belle bouche d'égout. Il s'approche ... On se croise, j'ai pas regardé, lui non plus. Ouf, c'est fini. Enfin ... ça aurait pu l'être si je ne m'étais pas retourné pour jeter un dernier coup d'oeil. Parce qu'évidemment, il a fait pareil. Damn"
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30 mai 2009
Un peu de poudre aux yeux ...
Bon j'ai pas grand chose de neuf à vous raconter, par contre j'ai trouvé quelques petits bijoux visuels. Vous pouvez maintenant visionner mon album "Best of my Japan" en 3D !!! Le soft est un peu surprenant au début, mais quand on l'a bien en main, c'est vraiment stylé.
Le même album mis en scène dans une petite animation. C'est tiré de la version gratuite du soft animoto, donc la qualité est moyenne et la vidéo un peu rapide et courte (en fait il manque la moitié des photos). However, vous m'en direz des nouvelles :
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25 mai 2009
Business Trip à Okayama
Aujourd'hui, bonne surprise, mon boss m'emmène en business trip à Okayama ! Ca veut dire premier Shinkansen ! Yalla ... On va présenter nos protos à l'Université de médecine Kawasaki. A l'entrée, on nous demande d'enlever nos chaussures (encore ?!?), on se retrouve donc à trois costumes cravate en pantoufles ... Le proto de mon boss a été malmené pendant le transport, du coup il marche pas et mon projet se retrouve sous le feu des projecteurs. C'est rigolo, je me retrouve à faire cours en anglais à une dizaine d'étudiantes en master, qui visiblement n'ont rien à cirer de ce que je suis en train de leur raconter, mais qui par contre s'éclatent comme des gamines, me prennent en photo et m'interrompent à coup de "sensei, you want to dance ? ". Et oui la French Touch que voulez vous ...

